Le Bilbil comme un trait d’union dans l’Adamaoua!

Facebook
Twitter
LinkedIn
Lorsque vous arrivez à Dang dans le village Universitaire région de l’Adamaoua, plus précisément au quartier Gada-bidou et que vous franchissez le seuil de la porte de l’un de ces tchapalos (bar traditionnel) qui foisonnent de monde, vous êtes tout de suite accueillie par ces mots : « sanou môn, djabbama, Doovino », salut et bonne arrivée en fulfuldé et en Dii , langue locale.

Sans chercher à savoir qui vous êtes ni la raison de votre présence en ces lieux, une calebasse de bilbil (boisson locale faite à base du mil) vous est servie. Quand bien même vous ne vous exprimez pas en fulfulde ou en dii  la vendeuse fait assoir une jeune dame auprès de vous et avec un sourire de grande joie vous dit « voilà une femme, épouse là elle va facilement t’apprendre à parler le fulfuldé et même le dii  ». Tout en vous intriguant. Dans ce haut lieu de brassage culturel où la convivialité est de mise, on retrouve pratiquement toutes les composantes ethniques du Cameroun et même des pays voisins. A l’idée de savoir quel est le secret d’une telle harmonie pour des communautés qui viennent d’horizons diverses Mbairam Victor  dira «nous formons déjà une famille, une fois un seau de bilbil acheté, il n’appartient à personne, on le bois tous ensemble, comme ça on apprend aussi à se connaitre. Ici il n’y a pas question de nordiste ni de sudiste ou de camerounais et de tchadien, nous sommes tous camerounais ». Si les gens abondent à  Gada-Bidou, ce n’est pas seulement pour la qualité de vin au goût exquis. En fait chacun y trouve son compte, d’aucuns viennent uniquement pour des réunions hebdomadaires, question de resserrer les liens. Il n’est donc pas rare de rencontrer un responsable d’administration en ce lieu de communion par excellence. « Beaucoup de gens viennent souvent ici, pas uniquement pour boire le bilbil parce qu’il coûte moins cher, mais c’est parce qu’ici il y a toujours de l’affluence, tu peux retrouver un cousin que tu avais perdu de vue », affirme KANZOO Emmanuel. Pour plusieurs personnes le début n’a pas été facile de s’installer mais avec le temps ils se sont adapter « Lorsque j’ai commencé à vendre le bilbil, ce n’était pas facile pour moi. Car je suis éwondo, mvog belinga d’ékounou II. Il a fallu beaucoup de temps pour que je me fasse accepter dans le milieu comme productrice et vendeuse. Un vrai challenge ! Mais pour finir, ils ont été conquis par la qualité de mon vin. Sans me vanter, mon vin est meilleur que celui de leurs sœurs, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle mon tchapalo est toujours plein. Mes clients, qui sont en majorité originaires du grand nord, se demandaient au départ comment une ‘’gadamayo’’ a fait pour savoir fabriquer le bilbil ? Donc c’était par curiosité qu’ils venaient. Malgré tout, j’avoue qu’ici les gens sont accueillants et solidaires. Je me sens mieux ici à Ngaoundéré que chez moi à Yaoundé ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles les plus luts

bilbil
Le Bilbil comme un trait d’union dans l’Adamaoua!
Les « femmes » font fureur sur la toile
Tendance: Les « femmes » font fureur sur la toile
Cancer-du-sein
Cancer du sein : Près de 2000 femmes en meurent chaque année au Cameroun
GrégoireOwona_Samuel_Etoo
Grégoire Owona apporte son soutien au management de Samuel Eto'o
tesla-humanoid
Elon Musk en dit plus sur le robot humanoïde de Tesla
tenor
Bagarre de Ténor et Eunice Zunon : Un proche du couple fait de graves révélations
frcafoot
Les membres du comité exécutif de la FECAFOOT augmentent leurs indemnités
SamuelEtoo
Le plan secret de  Samuel Eto’o pour exécuter ses parrains : Ferdinand Ngoh Ngoh et Gilbert Kadji
Ci
Coup de tonnerre: Le parti de Gbagbo exige la libération immédiate de Pulchérie Gbalet
CDEAO
Cedeao : l’intense lobbying des Nations unies pour punir les changements constitutionnels 

En kiosque

TeCIPzwB9a
levenement-du-jour-du-05-08-2022