Le cancer du sein prend des proportions inquiétantes au Cameroun. L’une des principales causes de mortalité près de 2000 femmes tuées par an. 70 à 80% de patientes, renseignent ces études, sont diagnostiquées à des stades très avancés. En 2018, plus de 18.000 cas ont été diagnostiqués.
Les spécialistes de la maladie indiquent que la principale cause du retard du diagnostic chez les patients est socio-économique. Notamment les coûts élevés du diagnostic, et des molécules anticancéreuses ainsi que la faiblesse des plateaux techniques. Autre raison est l’éloignement des structures sanitaires pour les populations vivant en milieu rural.
L’urgence d’une sensibilisation permanente
Premier cancer en termes d’incidence au Cameroun, ce qui justifie la recommandation d’une campagne de sensibilisation permanente. Rencontré à l’Hôpital général de Yaoundé, Hortavie Ntonta est atteint du cancer du sein. Elle rappelle qu’ « il faut sensibiliser au maximum sur cette maladie. Vous devez tout faire pour conseiller aux femmes de se faire consulter régulièrement. J’ai été négligente et je n’y croyais pas jusqu’à ce que je me retrouve ici diagnostiquée d’un cancer du sein ». A l’observation, les campagnes de dépistages du cancer du sein sont rares au Cameroun.
« Le cancer du sein est un cancer grave. Mais c’est un cancer curable. On peut le prévenir, il se dépiste aisément », explique Paul Ndom, Oncologue en service à l’Hôpital général de Yaoundé. Il est conseillé à cet effet de faire l’auto-examen des seins une fois par mois juste après les règles. L’autopalpation vise à remarquer un changement dans la texture de l’organe. Notamment l’apparition d’une nouvelle bosse, d’un nodule, d’une ulcération, d’une boule. En outre un écoulement anormal, et des ganglions au niveau des aisselles doivent retenir l’attention.

